Auguste MulacAuguste Mulac est né à Cuillé en Mayenne le 10 mars 1847. Fils d’un gendarme, il s’oriente très tôt vers le journalisme et devient à 32 ans rédacteur en chef du quotidien républicain « La Charente ». Marié en 1884 à l’angoumoisine Jeanne Blandeau, il est élu en décembre 1890 conseiller municipal, en même temps que conseiller général. Ses opinions politiques font de lui un républicain convaincu. En 1892 on le retrouve au rang de deuxième adjoint dans la municipalité dirigée par Jean Marrot. A la mort de ce dernier en 1896, le premier adjoint étant trop âgé, Mulac rassemble tous les atouts pour succéder au défunt. Qualifié par le Préfet de « Républicain dévoué, actif et intelligent » il est élu maire d’Angoulême en janvier 1894.

Après quatre ans d’absence, il est élu à nouveau maire d’Angoulême en 1900. En 1901, le fameux nationaliste Déroulède, qui représentait la 2e circonscription d’Angoulême, ayant été déchu, il se présente pour le remplacer sous l’étiquette républicain-radical. Le 31 mars, au second tour, il est élu par 8.395 voix sur 20.666 inscrits. A la Chambre, aussitôt inscrit au groupe de l’union républicaine, Mulac devient le défenseur, très actif, des intérêts de sa région, avec une passion marquée pour les problèmes de la viticulture.

A la Chambre, aussitôt inscrit au groupe de l’union républicaine, Mulac devient le défenseur, très actif, des intérêts de sa région, avec une passion marquée pour les problèmes de la viticulture ; ainsi, ne contribue-t-il pas peu à la création des syndicats agricoles et viticoles, tâchant aussi d’obtenir de meilleures conditions de crédit pour les exploitants.

Sa réélection en 1902 et en 1906 ne fit pas de problème. Mais, en 1910, devant le nationaliste Poitou-Duplessy, c’est l’échec. Battu de justesse, Mulac attend deux ans. Au renouvellement sénatorial du 7 janvier 1912, il se présente contre le sortant Blanchier et le bat au second tour. Non moins facilement, il sera réélu le 9 janvier 1921. Au Palais du Luxembourg, le représentant d’Angoulême se montre aussi actif qu’au Palais Bourbon à défendre agriculteurs et viticulteurs.

A partir de 1925, sa santé déclinant, on ne verra plus guère Mulac prendre séance. Il s’éteignit le 15 novembre 1928 dans sa propriété de Saint-Cybard, non loin d’Angoulême. Il avait 81 ans.

Fiche biographique sur le site du Sénat

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