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Beaux-arts et arts décoratifs


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Présentation du plateau beaux-arts et arts décoratifs du Musée

jeudi 21 février 2008

 Peinture


En 1838, François Ringuet, artiste peintre né à Angoulême, fait don à la ville de dix toiles, fonds primitif des collections du Musée d’Angoulême. Ce don, mélange de remarquables compositions et de peintures d’un intérêt plus secondaire, est caractéristique de la disparité artistique des collections d’un amateur du début du 19e siècle. Parmi ces premières toiles notons le remarquable Édouard Young enterrant sa fille de Pierre Vafflard, mémorable composition pré-romantique quasi monochrome, et un bel Autoportrait de François Desportes.

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Vue de la salle des artistes charentais.

Sous le Second Empire puis la République, les autorités envoient au musée des toiles primées dans les Salons de l’époque et réparties alors dans les différentes capitales provinciales, mais aussi des oeuvres sorties des réserves du Louvre. Citons notamment La consternation de la famille de Priam de Etienne-Barthélémy Garnier, des Scènes de la vie de sainte Catherine de l’école allemande du 16e siècle, un Marché aux poissons de Bassano, un fort beau Portrait de couple de Van der Helst ou une Nature morte de Joris Van Son.

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Vue du salon du XVIIIe siècle et des œuvres qu’il contient.

A partir du début du 20e siècle, la commission du Musée acquiert, au hasard des propositions qui lui sont faites par des collectionneurs, quelques bonnes peintures, dont le Samson et Dalila de François de Troy. Dans la seconde moitié du siècle, l’établissement reçoit quelques ensembles intéressants par voie de dépôt ou de dons parmi lesquels quatre belles toiles de l’école de Canaletto représentant Venise, des Amours de l’atelier de Van Dyck, une Offrande à Cérès de Francken. En 1966 le bureau de bienfaisance dépose au musée une importante collection de peintures et de dessins de l’école de Barbizon et de paysagistes du milieu du siècle : Harpignies, Rousseau, Dupré, Boudin, Jongkind.

Des dons ou legs enrichissent encore les fonds (un paysage de Vlaminck, un « Portrait de Marcelle Tinayre » par Frédéric Lauth, un Maurice Denis), ainsi que quelques achats : un Domenico Viani, Le Christ et la Samaritaine, un Félix Boisselier Macbeth et les sorcières ( acquis avec l’aide des Fonds Régionaux d’Acquisition pour les Musées ). Cette collection de peintures et dessins est modestement représentative de l’histoire générale de la peinture depuis le 16e jusqu’au début du 19e siècle. Quelques sculptures, en bronze ou marbre, provenant de legs ou de dépôts de l’état viennent compléter ce parcours artistique, notamment une Psyché de Joseph-Auguste Peiffer ou une Sapho méditant de Auguste Clesinger.

 Céramique

La collection de céramiques comprend près de 400 pièces, provenant essentiellement de différents legs du 19e et du 20e siècle comme les legs De Rochebrune, Remy-Martin, Delaurier, Robert et tout dernièrement, en 1996, le legs Guillien.

Elle est composée de remarquables pièces du 18e siècle des faïenceries de Marseille et Moustiers et d’une très belle collection rouennaise des 17e et 18e siècles. Un échantillonnage moins significatif d’autres centres français et européens complète ces points forts de la collection : Bordeaux, Cognac, Les Islettes, La Rochelle, Paris, Saint-Cloud, Sèvres, et quelques pièces de Chine, Delft, et de la Compagnie des Indes. Cette collection est aussi représentative de la production des ateliers charentais depuis le 18e siècle.

 Armes

Le fonds principal de la collection est constitué par le legs Adrien de Rochebrune, entré au Musée en 1894, qui regroupe 150 pièces provenant de toute l’Europe, du 16e au 19e siècle : épées, rapières et sabres, couteaux de chasse, dagues et stylets, piques et hallebardes, éléments de harnachement, fusils, pistolets et poires à poudre. La collection comporte quelques belles paires de pistolets souvent signés, à décor ciselé, plaqué ou doré (17e et 18e siècles) ou encore incrustés d’ivoire comme des pistolets allemands du 16e siècle, et de belles poires à poudre du 17e siècle.

 Les artistes charentais

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Vue d’une salle de la collection.

Le Musée d’Angoulême possède un important fonds représentatif des artistes charentais du 19e et du début du 20e siècle. En tout 300 peintures, dessins et gravures et 140 sculptures.

 Les peintres

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Vue d’une salle de la collection.
Léonard Jarraud, « réaliste idéaliste », est certainement le peintre le plus remarquable de cette école charentaise. Henry Daras, élève et ami de Puvis de Chavannes est le seul représentant de l’école symboliste dans la région et la qualité de son oeuvre, notamment son travail de coloriste, est majeure. Armand Vergeaud est à son titre de créateur de l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis une figure très attachante et ses relations avec la Tunisie complètent intelligemment le caractère multi-culturel de nos collections et la réflexion sur les relations Europe-Afrique. D’autres peintres, tels Edouard May, Josué Gaboriaud, ou Gaston Boucart, expriment, chacun avec son talent propre, une certaine idée de la Charente.

 Les sculpteurs

La production sculptée charentaise a été redécouverte il y a peu d’années après une exposition et une publication exhaustive de la collection, notamment les passionnantes maquettes et esquisses réalisées pour des monuments aujourd’hui en partie disparus.

La sculpture régionale est dominée par la figure de Raoul Verlet (1857-1923), angoumoisin, élève de Cavelier et de Barrias, membre de l’Institut, dont la carrière s’est déroulée entre la Charente, Paris et le département de l’Eure.

René Pajot, Emile Peyronnet, André Juin, Raoul Guimberteau, H.T. Bouillon sont également bien représentés dans nos collections.

 Les céramistes

Nous accordons une place à part à la dernière firme de céramique charentaise en activité au 20e siècle ( elle a définitivement fermé dans les années 1990), fondée en 1888 par Alfred Renoleau (1854-1930) remarquable artiste, notamment dans sa production de grès. Son atelier fut aussi le point de rencontre de la plupart des peintres et sculpteurs de l’époque.


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