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8. Vous avez aimé !


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Musée Angoulême

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La barre à 50 000 - LE MUSÉE D’ANGOULÊME A RÉCOMPENSÉ SON 50.000e VISITEUR

Revue de Presse :

mercredi 31 décembre 2008

 Par Alexandre LE BOULC’H de Charente Libre le 30/12/08

Hier l’équipe du musée d’Angoulême a accueilli son 50.000e visiteur. Une angoumoisine et son petit-fils ont été fêtés « Si je m’attendais à ça ! » Marie Claude Beausseron et son petit-fils de dix ans Lucas, ont été les 50.000e et 50.001e personnes à venir au nouveau musée d’Angoulême. Reçus comme des VIP sous le crépitement des flashs et devant les caméras, ils ont à peine eu le temps de prendre leur billet que la direction du musée et le maire d’Angoulême en personne leur remettaient des livres, des pierres de collection, des cartes postales, des publications d’art et un abonnement au musée.

« C’est la troisième fois que je viens dans ce musée, tellement il est magnifique, reprend cette grand-mère d’Angoulême très émue. J’y avais déjà amené les deux sœurs de Lucas cet été, cette fois c’était son tour. Je me suis dit que pour la première fois qu’il va au musée, autant faire les choses bien. Ici les collections sont mises en avant dans une scénographie moderne, ça les rend attrayantes. »

50% des visiteurs sont des Charentais
Déjà 50 000 visiteurs au compteur pour le musée rénové. En à peine dix mois le chiffre est un véritable record. « On tablait sur 35 000 à 40 000 visiteurs sur un an, confie Béatrice Rolin, la directrice du musée, qui fait chauffer la calculatrice. On a fait dix mille entrées le premier mois, ce qui fait une moyenne de plus de 4 000 visiteurs sur les neuf mois suivants. Sur ces 50 000 visiteurs, 28 000 sont picto-charentais dont 27 000 Charentais, 22 000 sont hors région dont 7 500 de pays étrangers, avec notamment 1 500 Anglais ».

Un accueil très large, un fonds de premier ordre et des animations permanentes sont les clefs de voûte de ce succès populaire. Le musée a su fidéliser une clientèle de Charentais qui reviennent plusieurs fois sur les différentes opérations, comme les expositions temporaires, les conférences, les ateliers, les concerts, les visites nocturnes ou encore les visites guidées thématiques entre midi et deux tous les jeudis. « Le choix de la gratuité du musée a été l’intelligence de ce projet, reconnaît Philippe Lavaud à l’adresse de son prédécesseur. Maintenant il va falloir que le musée se mette en réseau avec les autres musées de la ville comme celui du papier, bientôt celui de la BD et pourquoi pas avec celui de cognac pour mettre en synergie leurs dynamismes respectifs ».

photo Phil Messelet de CL

 Par Bertrand Ruiz de Sud-Ouest le 29/12/08

Lucas Raboteau ne s’attendait pas à repartir du musée d’Angoulême les bras chargés de cadeaux. Des livres, des cartes postales, un abonnement… Le jeune garçon de 10 ans, domicilié à Vars, a eu la chance de composter, hier en début d’après-midi, en compagnie de sa grand-mère, le 50 000e ticket d’entrée au musée d’Angoulême, depuis sa réouverture dans un écrin neuf le 1er mars 2008…

Une belle surprise pour Lucas qui entrait dans un musée pour la première fois de sa vie. « J’ai d’abord emmené mes deux petites-filles à tour de rôle, raconte Marie-Claude Beausseron, la grand-mère de Lucas. Je tiens vraiment à faire découvrir ce musée à mes petits-enfants. Parce qu’il garde son cachet d’antan, tout en étant moderne. Les collections sont bien mises en valeur, plus aérées. On a le temps de les apprécier dans un cadre beaucoup moins vieillot que celui des musées que l’on a l’habitude de voir … »

« 50 000 visiteurs en dix mois d’exploitation, dont 10 000 sur le mois d’ouverture, c’est un chiffre qui dépasse largement nos espérances, estime la conservatrice Béatrice Rolin. On pensait vraiment culminer à 35 000, voire 40 000 visiteurs, sur une année complète. » Au premier rang des raisons du succès, la gratuité de l’accès, voulue en son temps par l’ancien maire Philippe Mottet. « Décréter cette gratuité a été, il faut le reconnaître, une décision intelligente », admet son successeur, mais néanmoins adversaire Philippe Lavaud.

« La gratuité a fidélisé un public local », reconnait Béatrice Rolin. Sur les 50 000 visites recensées depuis mars 2008, 28 000 sont d’ailleurs le fait de Picto-charentais. Parmi les 22 000 visiteurs venus d’autres horizons, on comptabilise 7 500 touristes étrangers dont pas moins de 1 500 Britanniques…

Le magnet d’Agris

Cela étant, la gratuité n’est pas tout. « Le fait que nous ayons obtenu le label tourisme et handicap a beaucoup aidé : les familles avec poussette évoluent à leur aise et ne se sentent pas piégées dans le musée… Il y a aussi la disponibilité de l’équipe d’un musée qui est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10 heures à 18 heures ». Une équipe de 22 salariés qui s’attache à animer un musée à mille lieux des stéréotypes poussiéreux. « Grâce aux animations, les visites guidées du jeudi, les mercredis des explorateurs pour les enfants ou les conférences du vendredi, le musée est devenu un lieu de vie que l’on fréquente. »

Et comme les animations sont payantes, le musée dispose de recettes propres et régulières. Des recettes « aussi importantes qu’à l’époque où le musée était payant. » En effet, puisqu’il n’y a pas besoin de délier sa bourse pour pénétrer dans le site, les visiteurs hésitent moins au moment de louer un audio-guide ou d’acheter ouvrages, cartes postales et produits dérivés tels que le « magnet » casque d’Agris à coller sur son réfrigérateur… « On compte développer notre activité de produits dérivés. Des objets, comme les montres à l’effigie des œuvres du musée, sont actuellement en commande. Ils seront disponibles en ce début d’année. »

« L’enjeu désormais, c’est de créer une synergie entre les musées, celui du papier, le futur musée de la bande dessinée ou le musée des arts du cognac, ajoute Philippe Lavaud. Il s’agit d’imaginer une offre de produit touristique culturel, avec de vrais parcours qui pousseront les musées à sortir de leur isolement. »

photo Patrick Blanchier, Mairie


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