Castaigne fut l’un des plus grands érudits charentais du XIXe siècle. Né à Bassac en 1804, il est décédé à Angoulême en 1866. Eusèbe Castaigne

Issu d’une vieille famille fixée à Bassac depuis le XVIe siècle, Eusèbe Castaigne fut élève au collège de Pont-le-Voy (Loir et Cher). Il séjourna ensuite à Paris poursuivant des études juridiques et littéraires à la Sorbonne, au Collège de France et entretenant une relation amicale avec Népomucène Lemercier, académicien français. Marié en 1826 avec la fille d’un riche marchand d’Angoulême, Castaigne s’y fixa. Nommé en 1830 conservateur de la bibliothèque municipale d’Angoulême, il assumera à partir de 1858 les fonctions d’ archiviste de la ville où il effectua un travail considérable de classement du fonds ancien. En 1832 paraîtront ses premières publications savantes que l’on peut répartir en deux catégories : les textes de critique archéologique, historique et littéraire et les œuvres de bibliographie. Castaigne écrira ainsi plus de 80 ouvrages et articles consacrés à Angoulême et à la Charente.

En 1844, entouré par une équipe de quadras brillants parmi lesquels figuraient l’abbé Michon, inventeur de la graphologie, Castaigne fonda la Société Archéologique et Historique de la Charente, première société savante charentaise dont il refusera par modestie la présidence. Il consacrera cependant une grande partie du reste de sa vie à cette institution.Eusèbe Castaigne caricature et sculture

Bibliophile, historien, archiviste, Eusèbe Castaigne fut aussi archéologue, critique littéraire, numismate et poète. Il correspondait avec Victor Hugo, Mérimée, Sainte-Beuve et Alfred de Vigny.

Eusèbe Castaigne demeure en Charente le grand rassembleur des savants et le pionnier de la défense du patrimoine comme de la connaissance historique.

La salle de médiation des archives municipales d’Angoulême porte son nom depuis décembre 2009.

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