Loizeau-bicorne-webGÉNÉRAL LOIZEAU (1879 – 1978)

Le Général Lucien Loizeau est né à Reims le 9 avril 1879. En 1900, il sort 3e sur 550 de Saint-Cyr et fait ses premières armes en Algérie comme Lieutenant au 3e Régiment de Tirailleurs Algériens. Marié à Hélène Panis, ils auront deux filles.

À l’Ecole de Guerre, il suit des enseignements du futur Maréchal Foch avant d’être attaché à l’Etat Major du Gouvernement Militaire de Paris auprès du Général Maunoury. Capitaine en 1912, il commande une compagnie au 72e Régiment d’Infanterie à Amiens. Au cours de la Grande Guerre, après avoir été l’un des représentants du Maréchal Joffre auprès de l’Armée Britannique et être resté un an au Grand Quartier Général, il fait toute la campagne de 1918 et il est cité quatre fois.

À l’Armistice, le Maréchal Foch l’appelle à son Etat Major pour assurer la direction des chemins de fer des Pays Rhénans. Il intègre ensuite le comité interallié présidé par le futur président des Etats-Unis Hoover.

En 1919, le Maréchal Lyautey appelle le commandant Loizeau au Maroc. Le Résident Général fait de ce brillant officier l’un des ses plus proches collaborateurs. Loizeau assure la Direction des Transports, véritable ministère puis la direction du Cabinet Militaire du Maréchal. Au départ de ce dernier en 1925, le colonel Loizeau commandera trois régiments de Tirailleurs notamment lors de la Guerre du Rif, il fait alors l’objet de quatre citations.

Rentré en France en 1929, il est remarqué par le Général Weygand au Centre des Hautes Etudes Militaires et devient Professeur de Tactique Générale et commandant en second de l’Ecole de Guerre. Ses enseignements très appréciés sont publiés en France et à l’étranger. Loizeau s’y révèle visionnaire.

Général de Brigade en 1932, il est nommé avec l’appui du Général Weygand, Sous-Chef d’Etat Major Général de l’Armée au Ministère de la Guerre. Il assure alors d’importantes missions à la recherche d’alliances militaires en Italie et en URSS.

En 1936, il prend le commandement à Chalons-sur-Marne de la 12e Division d’Infanterie motorisée et il est promu Général de Division. Loizeau poursuit également ses enseignements stratégiques et tactiques au Centre des Hautes Etudes Militaires. Parmi les élèves citons les futurs Maréchaux de Lattre de Tassigny, Juin et un certain Colonel de Gaulle.

Ultime consécration, le Général Loizeau est nommé en avril 1939 Gouverneur Militaire de Metz, en remplacement de son vieil ami le Général Giraud. Loizeau désormais Général de Corps d’Armée commande alors 100 000 hommes dont le Colonel de Gaulle.

À l’entrée en guerre le Général Loizeau prend la tête du 6e Corps d’Armée. Le 20 juin 1940, après une lutte courageuse, encerclé par l’ennemi, sans vivres et sans munitions, il est fait prisonnier avec ses soldats et restera cinq années dans la forteresse allemande de Koenigstein.

Sa famille s’étant réfugiée à Angoulême en 1939, il la rejoint en 1945 et s’y fixe. Il deviendra citoyen d’honneur de la Ville.

Titulaire de plus de quarante décorations françaises et étrangères, le Général Loizeau est élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur par le Président Auriol en 1950. Il s’engage tant au niveau départemental que national dans la défense des intérêts moraux et matériels des combattants prisonniers de guerre tout en présidant en Charente le comité de la Légion d’Honneur et la Flamme Philatélique. Le Général rédige également ses Mémoires et de nombreux articles historiques qui s’ajoutent aux ouvrages et travaux déjà publiés.

Décédé presque centenaire le 6 juin 1978, il repose auprès de son épouse dans le cimetière de Bardines au pied de la ville d’Angoulême où il vécut plus de trente ans et qu’il aima.

Partager :
  • googleplus
  • imprimer
  • mail