3000 repas sont produits et servis quotidiennement dans les restaurants scolaires d’Angoulême. En moyenne, 150 g de chaque repas finissent à la poubelle. Face à ce constat, la Ville d’Angoulême a décidé de s’attaquer au gaspillage alimentaire dans ses écoles et a élaboré un plan d’actions, actuellement testé à l’école Victor Hugo, choisie comme « structure pilote ». Elle poursuit ainsi les engagements de sa charte « Bien manger à l’école c’est l’affaire de ma commune » et de son Agenda 21.

Objectif de ce projet STOP GASPI : identifier les sources de gaspillage alimentaire et les réduire. Les résultats obtenus pourront ensuite être reproduits aux 30 autres écoles de la Ville.

Qu’est ce que le gaspillage alimentaire ?

« Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à un endroit de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée ».

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire ?

Des matières premières, de l’énergie et de l’eau sont utilisées inutilement lorsque la nourriture est perdue. De plus, des gaz à effet de serre sont produits et 1/7 de la population mondiale est en situation de malnutrition. Le gaspillage coûte donc cher à plusieurs niveaux.

gaspillage-alimentaire-vacheLes actions d’expérimentations menées à l’école Victor Hugo

CP, CE1, CE2…jusqu’au CM2, tous les enseignants sont mobilisés, toutes les classes bénéficient d’animations, tous les élèves ont déclaré la guerre au gaspillage et attendent la victoire avec impatience !

Tabliers, micros, appareils photo… avec l’association Les Petits Débrouillards, les élèves ont analysé les restes issus des repas, font un reportage sur la chaîne de production de leurs repas… Tour à tour, scientifique ou journaliste les enfants apprennent en s’amusant les enjeux du gaspillage alimentaire. 

Tous les mardis, 5 jeunes volontaires en Service civique de l’Association Unis-Cité investissent l’école avec leur blouson orange. Parmi les actions qu’ils animent : visite de boulangerie, ateliers éducatifs sur le temps périscolaire – origine et fabrication du pain… Le défi qu’ils proposent de relever dans l’école ? Faire baisser le niveau du gaspillomètre.

Pour apprendre aux élèves à goûter Coralie Torriani développe de nombreux arguments. Une fois les conseils nutritions santé partagés avec les enfants, place à l’éveil sensoriel : les 5 sens sont mis en avant pour que les enfants prennent plaisir à goûter. 

Le Service de Restauration a décidé d’analyser tous les niveaux de la chaîne alimentaire : de l’élaboration des menus au service des repas. Accompagnées par l’IFREE (Institut de Formation et de Recherche en Éducation à l’Environnement), les équipes ont identifié des pistes d’actions comme la révision de certaines fiches recette, l’amélioration de la présentation des plats, la valorisation des excédants de pain… Pour exemple, le service a constaté que le fromage servi en entrée était mieux consommé.

Les autres partenaires du projet :

  • ADEME Poitou Charentes : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie régionale a retenu le projet STOP GASPI dans le cadre d’un appel à projet qu’elle pilote avec la DRAFF. Elle subventionne le projet à hauteur de 61 %.
  • Académie de Poitiers : Direction des services départementaux de l’Éducation Nationale Charente.
  • Et surtout les élèves, et vous, parents : nous avons besoin de vous pour accompagner vos enfants.

Pour plus d’informations, consultez ici le site gouvernemental

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