En France, plus de deux millions de personnes vivent dans des zones déficitaires en termes de présence médicale. Les campagnes ne sont pas les seules touchées par la désertification médicale et le vieillissement des professionnels : des zones urbaines en sont aussi victimes. Or l’égalité des chances passe aussi par l’égalité d’accès à des soins médicaux de qualité. Voir partir un médecin est un traumatisme pour une commune, un quartier, parce que c’est un service essentiel qui s’en va.

Or, à Angoulême comme dans de nombreuses villes de même importance, le nombre de professionnels de santé, tant médicaux que paramédicaux, diminue régulièrement et chaque départ d’un professionnel sans succession reporte la charge de soins sur les autres, ce qui fragilise encore d’avantage l’offre de soins.

Dans le cadre de son Contrat Local de Santé, la Ville d’Angoulême a ciblé un axe fort sur l’accès aux droits et aux soins. Pour travailler dans ce sens, la municipalité a souhaité identifier plus précisément les problématiques auxquelles sont confrontés les professionnels sur la commune, à travers une étude lancée en octobre 2015.

Plus qu’une photographie du territoire, il s’agit de réfléchir, par la synthèse et les rencontres autour des thématiques évoquées, à la mise en œuvre des conditions optimales pour une bonne coordination entre les professionnels.
Face à un risque de pénurie de médecins dans 5 à 10 ans, l’enjeu fort de cette action est de mener un bilan du réseau de santé sur la ville et de faire des propositions pour faire bénéficier aux patients d’un réponse adaptée (médicale, médico-sociale, sociale) qui pourraient se traduire en regroupement en pôle de santé.

Cette démarche, pilotée par la Ville d’Angoulême, s’appuie sur un partenariat fort tissé dans le cadre du Contrat Local de Santé. Aux côtés de la Municipalité et de son service Hygiène et Santé Publique en particulier, la Mutualité Française a mobilisé des moyens pour aider à son aboutissement. Un médecin angoumoisin, Docteur Girardeau, a été mis à disposition de la Ville, pour l’appuyer dans les liens avec les professionnels de santé.
L’étude a par ailleurs nécessité la participation de l’ARS, des ordres professionnels, de la CPAM et de l’ensemble des professionnels de santé angoumoisins.

Le 29 novembre, la Ville d’Angoulême et la Mutualité Française organisent leurs Assises de la Santé, qui seront l’occasion de faire le bilan de cette étude et de présenter les besoins et attentes des professionnels de santé quand à l’évolution du système de soins de premier recours à Angoulême.

Partager :
  • googleplus
  • imprimer
  • mail