Une première réunion s’était tenue à Basseau il y a un an, une seconde en ce début d’année à la Grand-Font, trois autres suivront au fil des mois et des quartiers en 2010. « Tranquillité publique, un droit pour tous », c’est sur ce thème que la ville d’Angoulême et la préfecture de la Charente ont décidé de lancer le débat avec les habitants.
Car il y a les chiffres : des infractions en baisse en 2009, un centre ville qui concentre plus d’interventions de police que les quartiers périphériques et il y a le ressenti des habitants : un sentiment d’insécurité, la confrontation avec des incivilités, des conflits de générations.
La réunion du 13 janvier au CAJ de la Grand-Font s’est tenue en présence du maire, de conseillers municipaux, du procureur, de représentants de la préfecture et de la police. Les habitants, les membres du comité de quartier, les animateurs du centre social ont évidemment parlé du quotidien : la quinzaine de jeunes qui pose régulièrement des problèmes, le chômage, le manque de projet, les adultes qui se sentent dépassés, les marques d’incivilités, le non respect des espaces publics... mais aussi les initiatives prises pour répondre à ces difficultés, et celles qui pourraient être mises en place.
Car au delà des débats, l’objectif de la mairie c’est évidemment de rechercher collectivement des réponses pour prévenir la délinquance et agir sur le sentiment d’insécurité. C’est ainsi qu’Anne-Laure Maubert, coordinatrice « tranquillité publique » a été recrutée il a plusieurs mois déjà et que le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) travaille différemment.
Car la tranquillité est une priorité pour la ville, même si les effets de l’action entreprise ne pourront se faire sentir qu’à moyen et long terme.
