La Municipalité d’Angoulême a fait le choix de prendre un arrêté d’interdiction de la manifestation Père Cent qui se tiendra dans le courant du mois de mars 2017. Cette décision fait suite aux nombreux troubles et aux dégradations sur des biens publics ou privés perpétrés lors de la tenue de cette manifestation le 11 mars 2016 sur le centre ville.

  • dégradations sur biens privés : façades, véhicules, vitrines…
  • dégradations sur biens publics : entrée cathédrale, Hôtel de Ville, bancs, voirie…
  • doléances d’habitants et d’usagers,
  • retours sur des personnes effrayées et notamment des jeunes élèves…

Devant l’ampleur croissante et préoccupante que prennent les événements à l’occasion de la « célébration » du Père Cent par les lycéens, il était nécessaire d’envisager une action publique afin de mettre fin à ces incivilités.

Les responsables d’établissements avaient, d’ailleurs, exprimé lors de la dernière séance du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, le 18 octobre 2016, leur souhait de mettre fin à cette manifestation dangereuse. Ainsi, la mairie d’Angoulême a saisi les partenaires (Éducation Nationale, Préfecture, DDSP) afin d’étudier ensemble les mesures préventives à mettre en oeuvre.

Au regard des expériences d’autres communes (Libourne, Cognac), il a été fait le choix, en concertation étroite avec les partenaires, d’interdire cette manifestation par arrêté municipal. Aussi, le non-respect de cette interdiction pour les faits prévus et réprimés par les dispositions des articles R 610-5 et 131–13 du Code pénal, est passible d’une contravention de première classe (une amende de 38 €). De même, toute dégradation légère de biens mobiliers ou immobiliers, pour des faits prévus et réprimés par les dispositions des articles R 635 -1 et 131-13 du Code pénal, sont passibles d’une contravention de cinquième classe (amende de 1500 €, pouvant être assortie d’une peine complémentaire de travail d’intérêt général de 20 h à 120 h).

Plusieurs réunions entre les forces de Police Nationale et Municipale se sont tenues pour assurer la coordination de ce dispositif et pour verbalisation si nécessaire. Il n’est évidemment pas souhaitable d’aboutir à cette étape répressive, mais bien de dissuader les éventuels fauteurs de troubles de se livrer à de telles incivilités. D’ailleurs, une information spécifique sera faite par les chefs d’établissements aux parents et aux élèves afin de prévenir au maximum tout débordement.

Enfin, cet évènement se veut et doit rester festif comme en attestent les carnavals et autres soirées déjà organisés par certains établissements scolaires.

Arrêté municipal

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